La petite histoire

Sosa 21 · Génération V · Les trisaïeuls · Branche Van de Winkel

Anna Maria Walravens

~1829 – 1896

Vérifié sur document

Cultivatrice (landbouwster) à Brussegem, au hameau de Vinthout. Âgée de cinquante-trois ans en avril 1882, donc née vers 1828-1829. Veuve de Joannes Baptista Van de Winckel à partir du 9 avril 1882, elle meurt à Strombeek-Bever le 11 octobre 1896 : la famille a quitté Brussegem entre ces deux dates. L'acte de décès de son mari (1882) et la table des décès de Brussegem la nomment Anna Maria ; l'acte de mariage de son fils (1897) écrit Joanna Maria.

Naissancevers 1829
Décès11 octobre 1896, Strombeek-Bever
ProfessionCultivatrice

Ce que les actes racontent

La veuve de Vinthout

Anna Maria Walravens n'a pas encore livré son acte de naissance ni son acte de décès : tout ce qu'on sait d'elle vient des actes des siens. C'est assez pour un portrait — et pour une énigme.

Cultivatrice au hameau de Vinthout, à Brussegem, elle a environ cinquante-trois ans quand son mari meurt en avril 1882 — ce qui la fait naître vers 1828-29, on ne sait pas encore où. Elle lui survit quatorze ans, et ne meurt pas à Brussegem : son décès est déclaré à Strombeek-Bever, le 11 octobre 1896 — le village où son fils est domicilié l'année suivante. La veuve avait suivi le fils. C'est ce déménagement, du reste, qui égarera plus tard un greffier de Merchtem, persuadé que le fils était « né à Strombeek-Bever ».

Anna, ou Joanna ?

Les actes ne s'accordent pas sur son prénom. Celui de 1882, où elle est vivante et voisine du déclarant, l'appelle Anna Maria — et la table du registre aussi. Celui de 1897, dressé un an après sa mort, dit Joanna Maria. Deux sources contre une, et la meilleure du bon côté : Anna mène. Mais on ne tranche pas un prénom à la majorité : son propre acte de décès, à Strombeek-Bever, dira le fin mot — et donnera du même coup ses parents, que nous ne connaissons pas.

Une prudence encore, car le pays en est plein : la même table de 1882 porte une autre Walravens Joanna Maria, épouse d'un De Brucker. Deux femmes, un même nom, un même village. C'est exactement ainsi qu'on greffe une fausse branche à un arbre.

Sources