La petite histoire

Sosa 2 · Génération II · Les parents

Franz Louis Marie Heyvaert

1929 – 2017

Vérifié sur document

Prénoms d'état civil : Franz Louis Marie, tels que les portent les actes administratifs namurois. Ses prénoms de naissance à Merchtem étaient très probablement Franciscus Ludovicus Maria, dans leur forme flamande — d'après son fils Didier Heyvaert. Inhumé au cimetière de Lesve, commune de naissance de son épouse Angèle Warnant.

Naissance9 mars 1929, Merchtem
Décès4 août 2017, Fosses-la-Ville
Sépultureattesté, date inconnue, Lesve
EnfantsBernard · Béatrice · Didier

Les pièces

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Faire-part de décès officiel
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Ce que les actes racontent

Le dernier-né du Brabant

Franz Heyvaert naît à Merchtem le 9 mars 1929, dans ce village du Brabant flamand où sa famille se mariait, naissait et mourait depuis au moins le XVIIIᵉ siècle. Il est l'un des onze enfants de Louis Heyvaert et de Léontine Van de Winkel. Quelque part dans son enfance — on ignore encore quand, et pourquoi —, la famille quitte le Brabant pour Falisolle, dans la vallée de la Sambre. Franz grandit entre deux langues ; il fera sa vie en français, en pays namurois.

Un prénom, deux administrations

Son état civil dit Franz Louis Marie — c'est la forme que portent les documents officiels de sa succession, en toutes lettres. Mais il est très vraisemblable que son acte de naissance, dressé à Merchtem en néerlandais, portait la forme flamande de ces prénoms.

Ce n'est pas une conjecture en l'air : son père a subi exactement le même sort. Louis est inscrit Judocus Ludovicus à Merchtem en 1903, et toute l'administration wallonne l'appellera Louis. La famille passe la frontière linguistique, et les prénoms la passent avec elle, traduits au passage. Seul l'acte de naissance de 1929 — que la loi ne rend pas encore librement consultable — dira un jour la forme exacte.

Le Louis de ses prénoms, lui, ne doit rien au hasard : c'est celui de son père, selon l'usage constant de cette famille de nommer les enfants d'après les aïeux.

Le mur qui portait son nom

Chose étrange pour un homme mort récemment : pendant longtemps, aucun arbre généalogique en ligne — pas même ceux qui documentaient ses ancêtres sur cinq générations — ne portait la moindre date pour lui. Les généalogies s'arrêtaient à son père. C'est le faire-part de ses funérailles, puis les documents de sa succession, qui ont fourni les faits ; et c'est de sa fiche que tout cet arbre est reparti.

Monsieur Franz HEYVAERT, époux de Madame Angèle WARNANT, né à Merchtem le 9 mars 1929 et décédé à Fosses-la-Ville le 4 août 2017.

Ce que disent les documents de succession

Ils confirment le faire-part mot pour mot — naissance, décès, épouse — et ajoutent deux choses. D'abord qu'il est mort sans testament ni contrat de mariage : la succession la plus simple qui soit. Ensuite l'état civil complet de ses trois enfants, dont les seconds prénoms reprennent, deux par deux, ceux de leurs quatre grands-parents — Célestin, Louis, Léa, Léontine. L'usage des prénoms d'aïeux, attesté dans cette famille depuis 1903, aura donc tenu jusqu'à la génération présente ; et il relie les vivants, sans qu'ils y soient pour rien, aux maillons les plus anciens de cet arbre.

Lesve, en terre d'épouse

Il avait épousé Angèle Warnant, née la même année que lui, fille de Lesve. À sa mort, en août 2017, ses funérailles se tiennent à l'église Saint-Wilmar de Lesve et il est inhumé au cimetière du village — non pas dans sa terre natale brabançonne, mais dans celle de sa femme, où elle le rejoindra sept ans plus tard.

Son faire-part porte cette phrase, qu'on laisse conclure :

« Il s'est éteint comme il a vécu, dans le calme et la gentillesse. »

Sources