La petite histoire

Sosa 3 · Génération II · Les parents

Angèle Adeline Ghislaine Warnant

1929 – 2024

Vérifié sur document

Prénoms d'état civil : Angèle Adeline Ghislaine. Décédée à Bioul, section de la commune d'Anhée : le faire-part nomme le village, le certificat d'hérédité la commune. Veuve de Franz Heyvaert depuis 2017, elle est morte sans testament. Inhumée à Lesve, son village de naissance.

Naissance3 octobre 1929, Lesve
Décès1ᵉʳ août 2024, Bioul
Sépultureattesté, date inconnue, Lesve
EnfantsBernard · Béatrice · Didier

Les pièces

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Faire-part de décès officiel
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Ce que les actes racontent

Une fille de Lesve

Angèle Warnant naît à Lesve le 3 octobre 1929, fille de Célestin Warnant et de Léa Defleur. Tout, dans cet arbre, passe par elle : c'est la mère de la souche, et sa branche — les Warnant, Defleur, Jadot, Beaupère du pays namurois — occupe la moitié de ces pages.

Elle épouse Franz Heyvaert, né la même année qu'elle à Merchtem, un fils de cette famille flamande venue s'établir dans la vallée de la Sambre. Trois enfants naîtront. Elle survit sept ans à son mari et meurt le 1ᵉʳ août 2024, à quatre-vingt-quatorze ans.

Bioul ou Anhée ? Les deux

Son faire-part la dit décédée à Bioul ; l'acte notarié de sa succession dit Anhée. Ce n'est pas une contradiction, et le cas vaut d'être expliqué parce qu'il se présente sans cesse en généalogie belge : Bioul est une section de la commune d'Anhée depuis la fusion des communes de 1977. Le faire-part nomme le village où elle vivait ; le notaire nomme la commune administrative. Le village est plus précis, c'est lui qu'on retient — en notant le rattachement.

Le hasard des géographies familiales a de ces sourires : Bioul, où elle a fini sa vie, est précisément le village où l'une de ses aïeules — Éléonore Lambert, cinq générations plus haut — avait été baptisée en 1790.

Ses funérailles la ramènent à l'église Saint-Wilmart de Lesve, son village natal, où elle est inhumée auprès de Franz.

Le mur de ses parents

Aussi étonnant que pour son mari : à sa mort, aucun arbre généalogique public ne savait qui étaient ses parents. Les faire-part ne les nommaient pas — ils étaient morts depuis longtemps — et la branche maternelle de cet arbre était un mur.

C'est un arbre généalogique tenu dans la famille qui l'a percé, en identifiant sans ambiguïté son couple de parents : Célestin Warnant (1892-1962) et Léa Defleur (1900-1962). De là, les registres ont pris le relais : les actes de naissance de Célestin et de Léa ont été retrouvés, puis ceux de leurs parents, et la branche remonte aujourd'hui, prouvée acte par acte, jusqu'au XVIIIᵉ siècle.

Un indice discret corrobore cette filiation : les seconds prénoms de ses trois enfants reprennent, deux par deux, ceux de ses parents et de ses beaux-parents — Célestin et Léa y figurent en toutes lettres.

Et derrière, une très longue lignée — à prouver

Le même arbre familial fait remonter la lignée Warnant bien plus haut : douze générations, jusqu'à un Gérard de Warnant mort avant 1570, en passant par des noms à particule — de Crupet, de Borsu, de Houyet de Faulx — qui évoquent une petite noblesse namuroise, dans des localités bien réelles de la province.

Il faut le dire avec la prudence qui s'impose : au-delà du XVIIIᵉ siècle, rien de tout cela n'est encore vérifié sur actes. Trois arbres indépendants concordent sur les générations intermédiaires, ce qui est un bon signe ; mais un arbre recopié n'est pas une preuve, et cette lignée-là est un chantier, pas un acquis. Ce site n'affirme que ce que les registres constatent — pour le reste, il dit « d'après un arbre », et il continue de chercher.

Sources